Zal binnenkort vertaald zijn
L'homme artificiel

Le 18 février, le
Docteur Dickès présentait à Bruxelles, pour le public de "Belgique &
Chrétienté", une passionnante conférence sur "l'homme
artificiel", thème du livre qu'il vient de publier, en collaboration avec
sa fille Godeleine Lafargue, professeur de philosophie, aux éditions de Paris.
Médecin, fondateur
de la plus importante clinique du Nord-Pas de Calais, président de
l'Association Catholique des Infirmières et Médecins (ACIM), directeur des Cahiers
Saint-Raphaël, dernière revue médicale catholique de France, le Docteur
Dickès suit au jour le jour les avancées scientifiques qui réduisent l'homme à
un simple matériel biologique sans âme.
A ce titre, cette
conférence était doublement réussie, associant une extrême rigueur
scientifique, rendant les éléments présentés imparables, à une capacité
pédagogique mettant ces informations à la portée du plus grand nombre.
Débutant sur un
parallèle philosophique nous montrant que le Minotaure de la légende antique
deviendrait réalité par les expériences démoniaques de savants dangereux, la
première conclusion apparaissait vite : différents scientifiques ambitionnent
de prendre la place de Dieu, d'être à la source de la vie et d'en changer même
la forme.
Le tour d'horizon
fut complet et effrayant. Brève synthèse de quelques points traités :
L'Euthanasie ou la
mort programmée des improductifs
C'est Attali,
ex-conseiller du président François Mitterrand, qui, dès 1981, annonçait :
"Je crois que l'important dans la vie ne sera plus de travailler, mais
d'être en situation de consommer (...) Dès qu'il atteint 60-65 ans, l'homme vit
plus longtemps qu'il ne produit et il coûte cher à la société. (...)
L'euthanasie sera donc un des instruments essentiels de nos sociétés futures
(...)".

Le foetus séparé de
la matrice, matière à vendre
Bien informé des
recherches en la matière, Attali continuait : "(...) Bientôt, on ira
plus loin encore, en séparant le foetus de sa matrice, faisant de l'être humain
un artefact, fabriqué sur mesure, avec des caractéristiques choisies à
l'avance; et, peut-être, un jour, avec une mémoire et une conscience de soi
prédéterminées. En devenant ainsi peu à peu des objets comme les autres, les êtres
humains deviendront, pour ceux qui les achèteront (car ils se vendront), des
objets de consommation, abandonnés dès qu'un nouveau modèle viendra exciter
leur désir." (in L'Express, 2 janvier 2003)
Les réalités
cachées de la fécondation in vitro
Cette technique,
par transmission des anomalies génétiques du père, finit par doubler le nombre
d'enfants génétiquement malades lesquels sont souvent porteurs de la stérilité
paternelle. Il faut mentionner aussi les anomalies chromosomiques et les
risques neurologiques qui entraînent des retards mentaux. Sans parler
d'un certain nombre de tumeurs malignes qui se développent chez les individus
nés par fécondation in vitro : certains cancers notamment des yeux
(rétinoblastômes) et des reins, toutes tumeurs affectant l'enfant. Se voient
aussi des troubles de la miction et de la vessie dont le risque est multiplié
par 7. En février 2002, la célèbre revue médicale The Lancet attribuait
aussi un taux de 9% de malformations graves chez les bébés conçus par
fécondation in vitro. Ces malformations concerneraient les appareils
uro-génitaux, cardio-vasculaires et musculo-squelettiques. Petit à petit se
révèlent les méfaits des apprentis sorciers.
L'errance de l'être
cloné
Un clone est à la
fois : le fils dL'Euthanasie ou la mort programmée des
improductifs
Le foetus séparé de
la matrice, matière à vendre
Les réalités
cachées de la fécondation in vitro
L'errance de l'être
cloné
Un clone est à la
fois : le fils d
e son père, le
jumeau de son père, le fils et le beau-frère de sa mère, laquelle est sa
belle-sœur, le fils et le petit-fils de ses grands-parents, le frère de son
oncle, l'oncle de ses frères. Pas facile d'être un clone dans des circonstances
pareilles.

Le bébé-médicament
Le principe des bébés-médicaments
consiste à engendrer un enfant et l'utiliser pour s'en servir pour soigner un
proche. Quelle sera la véritable nature des relations qui se développeront
entre cet enfant et ses parents, lui qui a été conçu dans un but utilitaire ?
Jusqu'où ira cette collaboration involontaire d'un donneur créé pour la
circonstance ? Développé in utero jusqu'à un certain stade. Puis avorté. Il est
alors dépecé pour récupérer ses tissus utiles. Des extractions de pancréas ont
déjà été effectuées sur des foetus afin de soigner des diabétiques. De même des
cellules cérébrales ont été prélevées sur des foetus vivants pour être greffés
sur des moelles épinières ou des cerveaux atteints d'affections dégénératives
comme la maladie de Parkibson. Certains ont été écorchés vifs afin de récupérer
leur peau et en faire bénéficier des brûlés.
L'handiphobie
menant à l'élimination des handicapés
Le mal venu, le mal
fichu, tout comme celui qui est usé par le temps, devient un gêneur. Il faut le
cacher pour ne plus le voir. Qu'il disparaisse ! Les handicapés se voient
menacés d'extermination tant in utero qu'à la naissance. Les parents auront
toujours le droit de porter plainte au nom d'un préjudice occasionné par l'état
d'un enfant considéré comme imparfait. La Sécurité Sociale est alors tout à
fait bien fondée d'obliger les femmes à avorter si une anomalie fœtale est
détectée dans le cadre de la serveillance prénatale. Dès lors, on avorte pour
un simple bec de lièvre. La société mortifère ne veut plus que des êtres
parfaits...
L'expérience des
chimères
Dans différents
pays, des expériences scandaleuses sont menées, visant à observer l'évolution
d'un être composé d'un mélange de cellules humaines et de cellules animales. La
Corée expérimente des "hommes-lapins". Le congrès américain vient
d'autoriser le mélange de cellules humaines et de cellules bovines (ce qui nous
rappelle le parallèle avec la légende du Minotaure). Des savants fous, usurpant
des droits, créent des monstres, à l'abri des regards. Toujours cette recherche
d'un être artificiel, marchandise d'un temps futur.

Réagir, ne pas
subir
Terminons sur cette
citation :
"Le monde
se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se
produire les événements, un groupe plus important qui veille à leur exécution
et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce
qui s'est produit en réalité." Son auteur ? Nicolas Murray Butler,
président de la Pilgrim Society, membre éminent de la Fondation
Carnegie, membre du Council on Foreigns Relations (CFR).
Ne soyons pas des
moutons : il faut réagir, ne pas subir !