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Le 3 Décembre 2003
C’est à
Bruxelles, devant une centaine de personnes, que s’est ouverte cette soirée.
S’exprimant
en néerlandais, M. Leys, après les traditionnels mots de bienvenue, a
d’emblée rappelé que si cette soirée se déroulait en français en raison des
orateurs, cela ne diminuait en rien notre désir d’étendre notre action sur l’ensemble du
territoire belge. Un appel à toutes les bonnes volontés fut clairement lancé
en ce sens.
Ensuite,
Alain Escada, président de « Belgique & Chrétienté », expliqua
le contexte de cette soirée. D’abord l’objectif de l’association : défendre
l’honneur de Notre-Seigneur et de Sa Sainte Eglise. Vaste programme mais
d’actualité. Exemples à l’appui (proposition déposée par un député bruxellois
« chrétien » d’instaurer un jour férié pour la fin du ramadan, interdiction
aux ouvriers de la Ville de Bruxelles de porter une croix autour du cou
durant leurs heures de travail, articles scandaleux dans la presse, mise en
place par le Gouvernement d’un système de chèques-contraception pour les jeunes
filles mineures, ...), il démontra l’offensive anti-catholique menée en ce
moment. Mais tout cela doit entraîner notre réaction. Différentes initiatives
menées par notre association ont été couronnées de succès (p. ex. contre les
provocations anti-catholiques de la Gay Pride ou contre certaines publicités
blasphématoires). Des victoires sont à notre portée pour autant que nous
osons agir.
Le sujet
était lancé. Maître Wallerand de Saint-Just, avocat au Barreau de Paris,
dressa une synthèse d’actions juridiques menées en France (contre des films,
des affiches, des déclarations anti-chrétiennes). Depuis 15 ans, les procès
de la sorte se sont multipliés. Là aussi, quelques belles victoires
démontrent l’efficacité d’une action réfléchie et d’une persévérance
déterminée (car il faut souvent aller jusqu’au bout des procédures d’appel
pour obtenir gain de cause). L’éloquence de notre orateur parisien fit mouche
auprès de l’auditoire !
Il cèda la
parole à Bruno Gollnisch, député européen. « La constitution européenne
: quel enjeu chrétien ? », tel était son thème d’exposé. Après une
synthèse de l’historique des différents projets de textes constitutionnels et
un rappel du rôle lamentable joué par la Belgique (via Louis Michel) et la
France (via Jacques Chirac) dans cette affaire, Bruno Gollnisch fit
brillamment comprendre à l’auditoire qu’en réalité le véritable enjeu n’était
pas dans la référence ou non au passé chrétien de l’Europe. Le véritable
enjeu tient dans le fond de ce projet de constitution. Or, ce projet est
entièrement empreint d’une vision laïque, maçonnique et mondialiste de
l’Europe. Dès lors, y adjoindre ou non une référence au passé chrétien de
l’Europe n’en diminuera pas pour autant le mal porté à nos valeurs
chrétiennes par l’esprit de cette constitution.
C’est ce
que confirma M. Borghezio, député européen (Italie) avant d’entamer
son sujet : la chasse aux crucifix. Dans un petit village d’Italie, un
musulman est allé en justice pour obtenir qu’on enlève les crucifix de
l’école où il avait placé ses enfants. Au grand mécontentement des Italiens,
le premier jugement donna raison au musulman. Ce qui entraîna une forte
mobilisation. Dans le village concerné, les habitants organisèrent une garde
tout autour de l’école afin d’empêcher l’accès à l’huissier chargé de
procéder au retrait des crucifix. L’ensemble du village participa à une
cérémonie religieuse menée en action de réparation et, à travers l’Italie
entière, se déroulèrent des réunions mobilisatrices. M. Borghezio fut à
l’avant-garde de cette offensive. Il nous en parla donc en connaissance de
cause et avec beaucoup d’intensité et d’émotion. Après quoi il lança un appel
à plus de collaboration entre les multiples associations catholiques de nos
différents pays afin d’œuvrer ensemble à la restauration de l’Europe des
cathédrales.

C’est donc
sur des notes d’espoir que se clôtura cette soirée. A condition, cependant,
que chacun comprenne l’importance de ce combat et la nécessité d’y
participer. Nous n’avons pas besoin de mots d’encouragement. Nous avons
besoin d’aide et de collaboration. Chacun, à sa mesure, peut contribuer à cet
édifice. Par une adhésion, par un don, par une participation à nos activités,
par l’organisation de réunions d’information -même petites- à travers tout le
pays.
Quelle plus belle cause que celle-ci pour s’investir ?
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