Nouvelle offensive laïque contre l'identité chrétienne de notre
pays
Le
28 février dernier, le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, a pris une circulaire demandant que l'ensemble des
locaux publics donnent "une image absolue de neutralité
en matière de convictions religieuse, philosophique et morale". Les
autorités communales sont dès lors invitées à retirer tout signe distinctif qui
pourrait choquer les convictions des citoyens et des membres du personnel.
En
pratique, on aura compris que, sans le dire, les seuls signes distinctifs visés
par cette circulaire sont les signes chrétiens, notamment les crucifix, qui
sont restés en vue dans quelques lieux publics.
Une
fois de plus, nous devons déplorer une attaque spécifique contre la religion
chrétienne. Qu'on le veuille ou non, la Belgique est un pays de tradition
catholique. Mais certains ne veulent absolument pas accepter ce fait et veulent
tout faire pour gommer les signes qui en témoignent.
Il
ne nous semble absolument pas hors de propos de faire ici référence au débat
qui a eu lieu très récemment au Québec au sujet du crucifix qui orne
l'Assemblée Nationale. Suite à la proposition de le faire enlever, de
nombreuses personnalités politiques québécoises, dont certaines résolument partisanes
de la laïcité, ont demandé le maintien du crucifix. Voici leurs réactions :
«
Ce n’est pas un objet de culte, c’est un symbole, un objet commémoratif, qui
rappelle des traditions. On ne peut pas faire abstraction de la tradition
catholique » (Lise Grondin, chef de cabinet du président de l’Assemblée).
« Le débat sur l’accommodement raisonnable commence par l’affirmation de notre
identité et de nos valeurs comme Québécois ». Cette identité comprend « une
langue commune qui est le français » et une tradition historique « fortement
liée à la religion catholique et au christianisme » (Philippe Couillard,
ministre de la Santé).
«
Moi je veux qu’il (le crucifix) reste. (...) Lorsqu’on vient d’une autre
société, qui n’est pas la nôtre, on a un devoir, une responsabilité de
s’intégrer dans la société.» (Sam Hamad,
député d'origine syrienne).
Les
arguments mis en avant peuvent être appliqués au cas qui nous occupe.
Mais
un fait révélé par la presse le même jour que la circulaire de M. le Ministre Courard nous montre comment il faut comprendre la notion
invoquée de "neutralité".
Nous
apprenions en effet que le service laïque d'aide aux personnes du Brabant
Wallon avait réalisé, avec le soutien de la province (!), des affiches avec des
slogans tels que : "Avez-vous pensé à la cérémonie laïque de mariage ou
d'accueil de votre enfant ?" . Il est prévu d'apposer 700 exemplaires de ces
affiches dans divers lieux, y compris les maisons communales (!) (cfr LLB du 28/2/2007)
En clair, on décroche le crucifix et on le remplace par une affiche de
propagande pour les cérémonies laïques, rites de substitution à ceux de
l'Eglise (baptême, mariage, enterrement).
Les
maisons communales donnent-elles alors "une image absolue de neutralité en
matière de convictions religieuse, philosophique et morale" ? Et pourquoi
le soutien de la province ?
De
toute façon, le fait de demander expressément de décrocher un signe religieux
présent dans un lieu depuis longtemps ne peut pas être neutre. N'est-ce pas une
prise de position contre la religion à laquelle le signe en question se réfère
?
Aussi
les catholiques ne peuvent accepter l'application de cette circulaire. A eux
peuvent se joindre ceux qui n'adhèrent pas à la Foi chrétienne mais qui
reconnaissent l'apport du christianisme dans notre civilisation. Nous les
invitons à faire connaître à leurs autorités locales leur attachement profond
aux signes chrétiens là où ils sont encore présents et à en exiger le maintien.
Nous les
encourageons également à demander à M. le Ministre Courard
le retrait de sa circulaire.
Monsieur Philippe COURARD
Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique
Moulin de Meuse, 4
5000 Namur
Tél: 081/23.47.11
Fax: 081/23.47.64
Mél: philippe.courard@gov.wallonie.be
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