Les occupations d’églises, cela suffit !
Depuis 2003, les occupations d’églises par des immigrés
clandestins sont devenues fréquentes.
Une fréquence qui s’est encore accélérée depuis que
Patrick Dewael, ministre de l’Intérieur, a accordé gain de cause aux occupants
de l’église Saint-Boniface à Ixelles.
Devant l’ampleur du phénomène, « Belgique &
Chrétienté » a voulu analyser les faits.
L’église est un lieu sacré
C’est important de le rappeler. Même certains membres du
clergé semblent l’avoir oublié.
Chaque église est une « maison de Dieu » et doit
honorer Notre Seigneur Jésus-Christ par l’exercice du culte. En dehors même des
offices, le catholique doit pouvoir s’y recueillir et y prier.
Transformer des églises en « boîtes de nuit »,
comme cela se voit en différents lieux d’Europe, est un sacrilège.
Concéder des églises catholiques à la pratique d’un autre
culte -hérétique-, comme certains diocèses acceptent de le faire, constitue une
impiété qui viole la sainteté du lieu.
Dresser des dortoirs et des cantines dans une église,
devant l’autel, constitue un usage sordide de l’église, ce qui en viole
également la sainteté.
N’est-il pas évident qu’une église n’est pas construite
pour y tenir des meetings révolutionnaires ou des conférences de presse
revendicatrices ?
C’est au culte de Dieu et uniquement au culte de Dieu
qu’une église doit servir. Il faut le répéter fermement et encourager le
clergé, tout le clergé, à le rappeler avec force et constance.
Quel droit d’asile ?
La mémoire collective retient d’autrefois que l’on pouvait
se réfugier dans une église, un monastère, une abbaye, et y demander asile.
Cette notion, par ailleurs disparue du nouveau droit canon, n’avait rien de
comparable avec la situation des occupations d’églises par des immigrés
clandestins et ceux qui les encadrent.
Le demandeur d’asile auprès d’une institution religieuse
venait en fait y chercher un abri pour échapper à de quelconques poursuites en
s’y fondant dans une parfaite discrétion.
Reprenant à son compte une tradition ancienne qui
concernait déjà les temps païens, l’Eglise offrait un lieu inviolable. Mais
celui qui profitait de cette immunité ne venait pas s’y installer pour obtenir
une tribune pour ses revendications. Au contraire, le bénéficiaire de cette
immunité adoptait une vie discrète et, en contrepartie, participait le plus
souvent à de petits travaux au sein de la communauté qui l’accueillait. Et,
est-ce besoin de le rappeler tant c’était autrefois élémentaire, celui qui
obtenait l’asile montrait un minimum de respect vis-à-vis de la religion
catholique et n’aurait en rien cherché à perturber la pratique de son culte.
Cela se comprend aisément si l’on se souvient que le demandeur d’asile était
presque toujours catholique. Décidément, on est bien loin de la situation
actuelle.
Instrumentalisation
Comme l’ont déclaré plusieurs prêtres, nous assistons à
« une instrumentalisation d’édifices religieux et des communautés qui s’y
rassemblent ».
D’abord, il est évident que ce mouvement n’est pas
spontané. Ces immigrés clandestins ne débarquent pas « par hasard »
au même endroit au même moment. Ils sont encadrés par des professionnels de la
subversion camouflés sous des labels de collectifs quelconques. Ceux qui
poussent l’observation auront repéré autour des immigrés clandestins divers
militants communistes, trotskistes et anarchistes. Les mêmes qui, en d’autres
circonstances, dénoncent l’ordre moral enseigné par l’Eglise et véhiculent un
anticléricalisme pathologique.
Quant un tel groupe envahit une église, il ne vient pas y
chercher de l’aide mais l’occuper si le prêtre accepte d’être complaisant. Si
jamais un prêtre s’oppose à l’occupation de son église tout en proposant
cependant une salle paroissiale, les immigrés clandestins marquent leur
déception. En fait, ce qu’ils cherchent, c’est de la visibilité. Et cette
visibilité s’obtient notamment en perturbant le culte.
Quelques propositions alternatives
assurées de visibilité
Pourquoi occuper des églises catholiques et uniquement des
églises catholiques s’il n’y avait, chez ceux qui les encadrent, une intention
cathophobe connexe ?
Ni temples, ni mosquées, ni synagogues, ni maisons du
peuple, comme l’ont relevé quelques journalistes.
Interrogé par la télévision, un Africain répondait que
dans les mosquées, ils seraient « mal accueillis ».
Pourtant, de nombreux clandestins concernés sont
musulmans…
Et, à l’inverse, rares sont les occupants d’églises que
l’on pourrait qualifier de catholiques dévots.
Ce serait encore et toujours une question de
« visibilité » prétendent certains. Soit. Si ce n’est que cela et si
l’imagination leur fait à ce point défaut, nous leur proposons d’autres lieux à
occuper où, avec certitude, ils bénéficieront d’une visibilité incomparable :
le siège du parti socialiste, le siège d’Ecolo, ou du CDH, quelques cabinets
ministériels rouges ou verts, le siège central de la FGTB ou de la CSC,… Autant
de lieux où on ne pourra « mal les accueillir » et où se
précipiteront les caméras de télévision.
Qui plus est, ils auront des interlocuteurs privilégiés
sous la main…
Les paroissiens doivent se mobiliser
Ce mouvement d’occupations d’églises se développe grâce à
l’apathie des paroissiens. Pourtant, c’est à leur détriment qu’il se propage.
Nous encourageons les paroissiens à appeler fermement
leurs prêtres à ne pas livrer leurs églises à de telles profanations. Par
téléphone, par mail, par courrier, agissez !
Si les paroissiens se mobilisent, ils peuvent mettre un
coup d’arrêt à ces occupations. C’est leur devoir de catholiques.
Sur Internet :
Un membre nous a transmis l’avis extérieur
suivant, très intéressant sur les sujet : Le courrier de Pascal n° 49 du 16 avril 2006 (sous format pdf)
Pétition contre les
occupations d’églises ici