Action Sniper
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Juillet 2004 L’affaire « Sniper » Lorsque nous avons appris que le groupe de rap « Sniper
» était annoncé au festival de Dour le 17 juillet 2004, nous avons
immédiatement estimé nécessaire de réagir. Vous en comprendrez aisément les
raisons à la lecture du recommandé que nous avons envoyé au bourgmestre de
Dour ainsi qu’à l’organisateur du festival, Carlo Di Antonio, par ailleurs
député régional du CDH (lettre sous format acrobat). (*) Parallèlement, à travers notre site internet, nous
appelions à contacter, par téléphone, par fax ou par e-mail, le bourgmestre
ainsi que l’organisateur du festival de Dour, afin de désavouer la présence
d’un tel groupe haineux sur notre sol. Très rapidement, l’affaire a
pris une proportion très médiatisée. Le mercredi 7 juillet, le quotidien français Présent
y consacrait un beau grand article en première page ainsi que le samedi 24
juillet en page 2 (article sous
format acrobat). Au même moment, la presse locale du Hainaut (voir
notamment La Province) signalait les courriers envoyés par nous au
bourgmestre et au député-organisateur. Le samedi 10 juillet, le journal Le Soir publiait un
article intitulé : « Musique – « Belgique et Chrétienté » au créneau –
Croisade contre Sniper, à Dour ». L’auteur de l’article annonçait que, suite
à « une campagne menée par l’ASBL Belgique et Chrétienté », les messages de
protestation inondaient les courriers respectifs du bourgmestre de Dour et de
l’organisateur du festival de rock, visant à faire interdire de scène le
groupe Sniper, programmé à l’affiche du Dour Festival le samedi 17 juillet.
Au passage, l’article faisait état de notre liste de sociétés à boycotter
présente sur notre site web, ainsi que de la plainte déposée par nous contre
l’opérateur téléphonique BASE « accusé de pratiquer le marketing ethnique,
jugé discriminatoire parce qu’il propose des tarifs préférentiels aux clients
membres de la communauté turque ». (voir action « BASE » à la
rubrique « Actions ») Le jeudi 15 juillet, le journal Le Soir consacrait
une demi-page au festival de Dour sous le titre « Le collège de Dour et la
police sont inquiets et regrettent la présence des rappeurs français – Sniper
toujours plus dans la ligne de mire à Dour » On peut y lire : « La venue de Sniper au festival de
Dour, ce samedi, continue de faire des vagues. Le collège des bourgmestre et
échevins de l’entité hennuyère a réagi, rappelant que l’article 130 de la loi
communale autorise l’interdiction d’un spectacle si le maintien de la
tranquillité publique est à ce prix , mais que la liberté d’expression
confine souvent cet article à l’exception. Il a lu les textes des rappeurs et
regrette leur présence à Dour, « alors que l’on connaît toute la violence
portée par leurs écrits et l’incitation à la haine que ceux-ci comportent ». Mêmes
regrets du côté du Sypol, qui a adressé mercredi une lettre à la ministre de
la Justice, Laurette Onkelinx. Le Syndicat de la police attire son attention
sur les propos du groupe. Sans remettre en cause la liberté d’expression, il
précise que, dans le contexte actuel (les dossiers Dutroux et Fourniret), la
présence de Sniper fera croître le désarroi policier. Il déplore au passage
l’attitude de Carlo Di Antonio, l’organisateur du festival, « mandaté auprès
du Conseil de police », et souligne que les appels au crime et au viol dont
sont accusés les rappeurs français peuvent constituer une infraction pénale.
En plus de jouer sur le moral des forces de l’ordre présentes aux abords du
site de Dour. » Ensuite, le bourgmestre socialiste Yvon Harmegnies déclarait
: « Début juillet, j’ai commencé à recevoir des e-mails polis me faisant part
de l’inquiétude des expéditeurs. Ensuite, il y a eu le « bourrage de crâne »
de Belgique et Chrétienté. D’Alain Escada notamment, qui n’en est pas à sa
première escarmouche ici, dans les Hauts Pays. (…) » Plus loin, le bourgmestre précise encore : « (…) il
y a des citoyens polis et honnêtes, qui me côtoient, qui me demandent de
faire pression contre l’organisateur. Je ne suis pas un garçon qui fait
pression. J’ai simplement demandé qu’on soit attentif, à l’avenir, à ne plus
inviter sur le territoire de ma ville de tels groupes. (…) » Voilà qui est clair : malgré l’expression « bourrage
de crâne » utilisée à notre égard par le bourgmestre, tout ceci nous donne
raison et confirme les arguments que nous développions dans notre lettre
adressée au bourgmestre ainsi qu’à l’organisateur du festival de Dour. Tout ceci démontre que notre méthode d’action est la
bonne et que nous pouvons réussir lorsque nous agissons en groupe de pression.
Avec votre aide, nous pouvons atteindre nos objectifs et emporter de belles
victoires ! (*) Ce
groupe véhicule un discours de haine, d’incitation à la haine, notamment
raciale, des appels au meurtre, aux viols… Ce discours entraîne parfois de très
violentes bagarres à la fin des spectacles, comme à Genève le 13 juin dernier
après son passage au « Palladium » comme relaté par la
« Tribune de Genève » dans son édition du 14 juin 2004 (contenu de l’article). |
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